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Bouches de Bonifacio

Fiche d'identité

Localisation : Océan Atlantique / France métropolitaine / Façade Méditerranée

Catégorie : Réserve naturelle de la collectivité territoriale de Corse
Catégorie reconnue de droit français : Oui

Type de désignation : Nationale

Statut (désigné / en projet) : Actif
Texte réglementaire de création : décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio (département de la Corse-du-Sud)

Description de l'aire marine protégée

Localisation : méditerranée, Corse du Sud et Nord Sardaigne.

Description : milieu marin, côte rocheuse, archipels, superficie 80 000 ha, herbiers, coraligène...
(milieu terrestre : 4 à 6 000 ha, étangs, mares temporaires, dunes, maquis littoral...)

 

Calendrier des principales étapes du projet

- Projet élaboré par l’OEC entre 1994 et 1998 (chef de projet D Bredin), élaboration conjointe d’un document d’objectif Natura 2000.
- Interruption entre juin 1998 et décembre 1998.
- Reprise en janvier 1999.
- Création de la réserve naturelle en 1999.
- Recrutement de l’équipe chargée de la gestion en juin 2000.
- Première réunion du comité consultatif de la réserve en décembre 2000.
- Première réunion du conseil scientifique en décembre 2001.

Enjeux identifiés

- Protection des herbiers et de certaines zones coraligènes (ancrage sauvage, destruction de faciès à gorgone...).
- Présence de nombreuse espèces remarquables, rares, endémiques, protégées (Patelle, Nacre, Puffins, Cormoran, Mérou, plantes littorales...).
- Développement d’espèces envahissantes (rats et lapins sur les îlots, griffes de sorcières...).
- Sur-fréquentation de certains sites (piétinement des îlots, dérangement de la faune vagile ou fixée dans les « spots » de plongée, nourrissage des poissons...).
- Préservation de la ressource halieutique.

Usages et problématiques du milieu

- Forte activité touristique (plongée, mouillage forain, baignade, débarquement sur les îles), pêche de loisir, développement possible de la pêche au gros, chasse sous-marine, braconnage, pêche professionnelle au petit métier.
- Activité aquacole en périphérie.
- Transit marchand dans les Bouches (interdiction aux pétroliers battant pavillon français ou italien, mais simple recommandation et obligation de se signaler pour les autres) risque d’échouage et de pollution.

Existence de pratiques locales traditionnelles :
- Pêche de loisir (palangrotte, traîne, pêche du calmar à la turlutte), pêche aux oursins, etc.
- Pêche professionnelle (la prud’homie est une partenaire motivée et attentive).
- Associations de protection de la nature vigilantes.
- Mouillage forains autour des îles et dans les criques.
- Abandon du pastoralisme sur les îlots (évolution de la végétation).

Expériences acquises, études en cours, pratiques valorisables

- Beaucoup d’études sur le milieu réalisées dans le cadre de la réserve naturelle des îles Lavezzi (depuis bientôt vingt ans) et poursuivi au titre du projet et de la gestion actuelle (herbiers, oiseaux marins et ressources halieutiques notamment, en collaboration avec les professionnels de la pêche).
- Suivis de la fréquentation touristique (plongée, plaisance, débarquement).
- Identification des sources de perturbation anthropiques.

Thèmes souhaités de partenariat et d’échange

- Statut européen ou international applicable à espace transfrontalier.
- Gestion de la fréquentation estivale (sur fréquentation de certains sites de plongée, débarquement organisé par les bateliers professionnels…), quotas ?, chartes ?, organisation de mouillages ? canalisation de la fréquentation ?
- Prise en compte et maintien de la pêche professionnelle.
- Application des réglementations en place, pouvoirs de police, suivi des procédures auprès du parquet, collaboration avec les autres services de police.
- Coûts de gestion, possibilité d’autofinancement, perception de taxes (ex. loi Barnier).
- Supports de communication ; identification de « messages » communs (méditerranéens, planétaires...) et de « messages » spécifiques (originaux) à chaque espace.
- Produits de communication et de valorisation « économique » du patrimoine.
- Transmission au « grand public » des résultats de études et recherches réalisées sur chacun et sur l’ensemble des sites.
- Participation à la formation des acteurs économiques intervenant sur le territoire (transport de passagers, loueurs d’embarcation, guides touristiques...).

Mise à jour : 25/04/2014